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SALOON DE TALOCHE !

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La taverne
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Auteur Message
.: Yini :.
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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 20:18 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant
Bonne soirée tout le monde


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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 20:18 (2012)    Sujet du message: Publicité
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.: angelus 10 :.
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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 20:32 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant
Bonne soirée, Yini et bon week end

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.: charly74 :.
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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 20:48 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant
Un sourire nous sommes tous ici :



j'hésite ou ici ?



Pas bien les deux !



J'crois bien que chez nous il reste que les plumes du poulet !


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.: charly74 :.
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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 21:00 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant
Et en parlant de plumes, mon oreiller m'attend.





Bonsoir à tous Laughing


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.: Kuruk :.


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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 22:19 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant
     j'ai réussi à vous rattraper les potos ! yavions de la lecture aujourd'hui. Demain je ne serais pas beaucoup là alors à tous un bon week end

Image du Blog virtuellife.centerblog.net
...
... là où sont mes pieds, je suis à ma place. En amérindien : "thalépiédanslésabo"...!


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.: Kuruk :.


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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 22:22 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant
Une histoire vraie de western pour Charly





Lorsque John Ford posa les yeux pour la première fois sur Monument Valley, en 1938, alors qu'il cherchait un décor naturel pour son western La Chevauchée fantastique, il en eut le souffle coupé. Il venait de tomber sur ce qui allait devenir un emblème cinématographique.

Les buttes spectaculaires et les étranges pitons de pierre se découpant sur le vaste ciel de l'Ouest ne tardèrent pas à se transformer en symboles visuels de la Frontière américaine. Les metteurs en scène et le public ne se lassèrent pas de Monument Valley. Elle apparut dans plus de 60 films, dont 6 autres westerns de John Ford, ainsi que dans d'innombrables publicités et programmes télévisés. Les Navajos des environs firent de la figuration.
Monument Valley se trouve dans une région connue sous le nom de Four Corners car c'est le point de jonction de quatre Etats, l'Arizona, l'Utah, le Colorado et le Nouveau-Mexique. C'est une contrée squelettique où la Terre laisse pointer ses os nus vers le ciel. Le sol rocailleux et dépouillé est marbré de couleurs minérales, rouille, vert-de-gris, ocre, rose, rouge, noir, rouge-orangé. Une véritable mise en scène géologique vous attend à chaque détour, les volcans et les plaques lithosphériques en mouvement ont créé toutes sortes de mesas, de crêtes déchiquetées et de montagnes tordues. Les rivières ont creusé des canyons spectaculaires, Zion Canyon, Bryce Canyon, Marble Canyon, le canyon de Chelly, sans oublier le plus imposant, le Grand Canyon.








Je suis arrivé de Las Vegas dans une diligence à ma façon, c'est-à-dire en camping-car, ce que les Américains nomment un RV (recreational vehicle, véhicule de loisir). C'est une énorme bête, on n'y entre pas, on monte à bord. On peut mettre des malles sur le toit. Si le besoin s'en faisait sentir, je pourrais tirer sur des Indiens par la vitre arrière en équilibre sur deux roues. A Monument Valley, ma diligence se sent chez elle.
La région des Four Corners est l'une des moins peuplées du continent. De temps à autre, sur une autoroute déserte, apparaît le portail d'un ranch... deux montants déglingués avec un nom sur une planche. Mais les ranchs, quelque part à l'horizon, sont bien trop loin pour qu'on les distingue. La réserve navajo, dont l'étendue couvrirait l'Etat du Connecticut (12 850 km2), occupe environ un quart de la région des Four Corners, mais sa population ne dépasse pas les 250 000 âmes. Je pourrais passer des heures dans ma diligence sans voir autre chose qu'un ou deux pick-up conduits par des cow-boys.
Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Si vous vous arrêtez assez longtemps au milieu des formations rocheuses surréalistes de Monument Valley, vous constatez que le sol est souvent jonché de tessons de poterie. Il y a sept siècles, la région des Four Corners abritait une civilisation indienne sophistiquée que les Navajos, arrivés des siècles plus tard, ont appelée culture des Anasazis (les Anciens). Ces agriculteurs habitèrent la région pendant plus d'un millénaire. Puis, vers 1300, ils sont soudain partis vers le sud en abandonnant leurs terres, leurs villages permanents (pueblos), leurs champs et les tombes de leurs ancêtres.






Depuis le départ des Anasazis, personne n'habite plus à Mesa Verde (Colorado). Ce plateau magnifique, traversé de profonds canyons, s'élève à plus de 760 mètres au-dessus des plaines environnantes, et son faîte est incliné au sud, vers le soleil. La route traverse des forêts de pins, de genévriers et de trembles. Un aigle royal dessine des cercles dans le ciel. Je gare ma diligence sur le plus haut sommet pour contempler les montagnes de quatre Etats. Puis, en compagnie d'un guide ranger, je descends vers l'un des villages anasazis installé dans la niche de la paroi d'un canyon. Sur les versants verticaux de la roche, je distingue les marques laissées par les orteils des Anasazis, qui, visiblement, se déplaçaient à la façon de Spiderman.
Les ruines de pierre sont impressionnantes,  on distingue des maisons, des remises, des tours et des kivas circulaires qui ressemblent fort à de confortables pubs. Ces vestiges évoquent un peuple à l'apogée de sa culture - architecture sophistiquée, poterie fine, textiles tissés, agriculture irriguée -, un peuple qui bâtissait pour les générations à venir. Et pourtant, cinquante ans à peine après la construction de leur cité, les Anasazis ont abandonné tout le territoire. "Nous ne savons pas pourquoi", me dit mon guide en haussant les épaules. "La sécheresse, la guerre, la dégradation de leur environnement ? Aucune de ces théories ne l'explique de façon satisfaisante. Certains croient que, pour une raison inconnue, ils en étaient venus à penser que les dieux les avaient abandonnés. Les Anasazis seraient partis les chercher. Ils cherchaient Dieu."
A 160 kilomètres au sud, dans le canyon de Chelly (Arizona), mon guide navajo examine les traces laissées par les animaux dans le lit d'une rivière asséchée. "Juste un raton laveur, me dit-il. Mais regardez, il est suivi par un renard."
Le canyon de Chelly est l'âme de la nation navajo. Il n'y a pas de route et on ne peut y entrer qu'avec un guide navajo, à cheval ou en 4 x 4, ou bien, comme moi, à pied.






Le canyon, dominé par les falaises, est un monde magique, indépendant et hors du temps. Le long du sol sablonneux, des ruisseaux alimentés par des sources serpentent à travers les peupliers, les tamaris et les oliviers, dont les feuilles prennent des reflets argentés au soleil. Les geais à gorge blanche dansent dans les vergers de pommiers et de pêchers. Dans les saillies de la falaise subsistent les ruines des villages anasazis. Les cris des corbeaux tombent des hauteurs avec un bruit d'éboulis. Tully, mon guide, montre du doigt les peintures sur les murs de pierre, un huit dessiné en petits points, représentant les phases de la lune, des joueurs de flûte, une antilope, l'empreinte de mains, des cercles concentriques. Il ne peut les expliquer, leur signification a disparu avec les artistes anasazis.
"C'est quoi, le dessin tout au bout ?" demandé-je.
"Un danseur-serpent. Les Anasazis dansaient avec des serpents pour faire tomber la pluie."
Je lui demande comment il le sait.
"Par les Hopis, me répond-il. Aujourd'hui, leurs faiseurs de pluie dansent encore avec des serpents."
Les Hopis (Indiens Pueblos de l'Ouest) ont la réputation d'être les Greta Garbo des nations indiennes, fascinants mais insaisissables. Leur réserve, enclavée, est comme une île au milieu des terres navajos, les deux nations se querellent depuis plus d'un siècle pour des problèmes de territoire. Les Hopis, l'une des nations les plus traditionnelles et leurs cérémonies religieuses élaborées fascinent les anthropologues depuis longtemps, sans parler des ethnographes et des doux dingues new age persuadés d'avoir été des guerriers hopis dans une vie antérieure. Je dirige ma diligence vers l'ouest, en suivant le vieux sentier Old Onate à travers une plaine jaune et sans arbres. La route, aussi droite qu'une règle, est ponctuée par une ligne solitaire de poteaux télégraphiques et quelques clôtures tentant vaguement d'enfermer 520 000 hectares de désert.
Pour 10 000 Hopis, c'est ici le centre de l'univers. Aux yeux de l'étranger, c'est la cambrousse la plus paumée qui soit. A l'horizon, sous un immense ciel zébré de nuages, se dressent trois plateaux baptisés fort efficacement First, Second et Third Mesa (première, seconde et troisième mesa), sur lesquels se dressent les 13 villages de pierre des Hopis. Distants de 15 kilomètres à peine, ils fonctionnent comme autant de pays indépendants, avec des habitants parlant leur propre dialecte. On dirait que les Hopis ne font pas plus cas les uns des autres que s'ils étaient des étrangers les uns pour les autres.
Ma diligence gravit avec peine la route abrupte menant au village de Walpi, sur First Mesa. Datant de 1680, Walpi est un village qui a été érigé selon les critères hopis. Les maisons de pierre, accrochées au faîte des falaises entre d'étroits sentiers entrelacés, rappellent les ruines anasazis. Une matriarche hopi me fait visiter le village. C'est une femme carrée aux longues jupes et dont le foulard encadre un visage plat couleur de cuivre. Mes questions sur la religion hopi ne provoquent que des réponses laconiques : les célèbres cérémonies ont pour but d'accueillir toute une série d'esprits, les ancêtres morts qui vivaient dans les San Francisco Peaks, à 110 kilomètres à l'ouest. Ils viennent tous les ans dans les terres hopis, à la saison des cultures, pour y apporter pluie et fertilité. Les katchinas, forme d'art majeure des Hopis, et les danseurs masqués, au centre de ces cérémonies, sont des représentations de ces esprits.
Nous en venons à parler des Anasazis et de leurs villages dans la falaise, et du mystère de leur brusque disparition. "Ce n'est pas du tout un mystère, me dit-elle. Les Anasazis n'ont pas disparu. Ils sont venus ici, dans ces terres. Si c'est les Anasazis que vous cherchez, alors vous les avez trouvés." Elle monte dans un pick-up Dodge et fait rugir le moteur. "Je dois y aller", me dit-elle, en me serrant la main par la fenêtre ouverte. "Cette Anasazi est en retard pour le dîner."


Récit de Stanley Stewart (The Daily Telegraph)



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.: Yini :.
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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 23:09 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant


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.: Yini :.
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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 23:09 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant
Bon Week-end à ceux que je ne croiserai pas demain

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.: Yini :.
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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 23:11 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant


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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 23:13 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant


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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 23:19 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant


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.: charly74 :.
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MessagePosté le: Sam 3 Nov - 04:13 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant
Bonjour à toutes  et à tous Laughing



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.: Kuruk :.


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MessagePosté le: Sam 3 Nov - 05:21 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant
Bonjour à tous et bon week end. Salut Poto Charly 

Et bin not' virus belge a fait fort hier soir

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MessagePosté le: Sam 3 Nov - 05:25 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant
sympa le chien d'avoir prêter sa niche, ça aurait été moi, jte l'aurais viré ce morveux


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MessagePosté le: Sam 3 Nov - 05:32 (2012)    Sujet du message: La taverne Répondre en citant

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:32 (2017)    Sujet du message: La taverne
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